Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 03:45

P1230465P1230466Aujourd’hui nous trépignions, nous n’avons rien réussi à faire. Nous allons au marché chercher des fleurs pour la fête des mères et nous allons à l’aéroport avec la voiture de notre hôtel (España). Parés de nos pancartes pour être sûr de nous retrouver, nous attendons. Ah, les voilà !! Pierre accourt ! Il saute dans les bras de ses parents : ça fait plaisir de se retrouver après 9 mois. Ils ont des cernesP1230467 autour des yeux mais le vol et le changement à Madrid s’est très bien passé. Roger a pu se débrouiller pour avoir un verre de vin rouge dans l’avion, c’est pour vous dire comme tout s’est bien passé !!! Le chauffeur nous ramène à l’hôtel, mais sa conduite un peu sportive stresse les nouveaux venus. Ils prennent place dans leur première chambre, nous papotons un peu, et tout le monde va se reposer pour attaquer de bon pied les nouvelles aventures.

Par pierreli
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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 03:34

P1230317Pour notre dernière journée à Huaraz, nous décidons de nous rendre au site historique de Chavin. Départ à neuf heures pour quatre heures de route pour rejoindre le site. Nous nous joignons à un tour touristique, pour le même prix qu’un bus local on a un guide espagnol en plus. Dans le bus, la moitié des touristes sont péruviens et l’autre étrangers. P1230318Le guide jovial, fait des présentations et nous décrit son pays, les anciennes civilisations (de Chavin aux Incas) ainsi que P1230332les apports du Pérou à l’humanité : les pommes de terre (13000 variétés) et le maïs. Au passage, il se moque de notre "petit" mont blanc face aux pics de plus de 6500m de la cordière blanche. Les paysages de montagne sont magnifiques : grandes vallées couvertes d’herbe, petits villages typiques, mines de charbon, d’or… et en arrière plan de magnifiques pics enneigés.

P1230350P1230355Nous effectuons une pause au lac de Querococha situé à 3980m. Le cadre est très reposant et ça fait du bien de se dégourdir les pattes et de tester les toilettes écologiques : officiellement dans la nature dernière un fourrés.

Nous reprenons la route et traversons un tunnel à plus de 4000m. A la sortie du tunnel, une immense statue de Jésus nous accueille dans la vallée de Chavin. Nous descendons par une route sinueuse. P1230372Au dessus du village de Chavin, des cultures multicolores P1230357(maïs, blé,…) recouvrent la montagne sur des centaines de mètres malgré la forte pente.

Le bus nous arrête pour le repas dans un agréable restaurant touristique. De magnifiques arums recouvrent le jardin.

P1230377Après un bon repas, nous nous rendons au musée de Chavin. P1230374C’est un très beau musée très bien présenté mais notre guide fait activer le pas. On découvre des objets de cultes, des stèles montrant leurs dieux ainsi que leur fameuse représentation de tète mi-humaine mi-féline. Cette représentation est interprétée comme la tète d’un humain qui, ayant absorbé P1230398de la drogue, P1230397se transforme en jaguar et peut ainsi communiquer avec les dieux.

Les ruines de Chavin datent d’environ 1000ans avent JC. Cette ruine massive est en bonne état vu son âge. Le bâtiment était là uniquement pour le culte. Les constructions sont très géométriques et les distances, objets… sont bizarrement multiples de sept. C’est une sorte de chiffre magique qu’ils ont déduit de l’étude du mouvement de la lune. Le bâtiment principal, tout en pierre, est parsemé de galeries souterraines aérées par des conduites, très astucieuses pour cette époque. P1230406P1230419Dans une galerie réside un obélisque de cinq mètres de haut entièrement gravé, représentant leur croyance dans les éléments de la nature. L’enceinte extérieure du bâtiment était entourée de tètes félines dont une seule est toujours en place.

Cette civilisation très ancienne et l’une des premières dont on a la trace au Pérou. P1230428Son savoir en mathématique et en architecture est époustouflant. Le trajet retour a été fatigant mais la visite vaut vraiment le détour.  

Par pierreli
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 23:58

La nuit porte conseil, mais il nous en a fallu deux pour nous décider ! Nous avons choisi de faire le Quillcayhuanca. On trouvait ça dommage de prendre un guide pour une route qui peut se faire sans, et passer à un col qui est plus haut que le Mont Blanc nous séduisait beaucoup. À ces altitudes et sur un chemin non balisé, pas questions de faire les intrépides, nous partons avec un guide et même un porteur pour aider à transporter la nourriture, les tentes et les ustensiles de cuisine.

Nous partons, avec Willy notre guide et Manuel notre porteur cuisinier, en voiture d’Huaraz pour rejoindre le départ du lac Churup. En plus du trek, nous avons demandé à monter en premier à ce lac qui est à 4450m pour tester notre résistance à l’altitude.

 

Jour 1 : Lac Churup et Churispita : 

Altitude de départ : 3900m / Altitude de fin : 3900m  / Altitude maximum : 4600m / Dénivelé positif : 700m / Dénivelé négatif : 700m / Temps de marche : 5h30

P1220808P1220812Le lac de Churup n’a qu’un chemin d’accès, Manuel nous attend donc en bas, nous lui donnons rendez-vous 5h plus tard. Nous nous dirigeons tout droit vers la cordière blanche. La montagne est très fleurie de fleurs de toutes les couleurs. Eli, qui a laissé son sac à Manuel, marche devant à bonne allure, ce qui a le don de vexer le guide. P1220819La première partie est plutôt facile même si nous sommes à plus de 4000m d’altitude. P1220824Puis vient la partie plus ardue où nous devons utiliser des câbles pour grimper aux rochers. Ce passage difficile passé, nous avons un spectacle magnifique : un lac pur et multicolore : du turquoise à l’orangé en passant par le vert et le jaune. Nous avons fait la marche en deux fois moins de temps que prévu, P1220854P1220863nous décidons alors de monter au lac Churispita qui est juste au-dessus pour avoir une vue panoramique pour la pause déjeuner. Les 150 mètres sont plus difficiles, mais nous y arrivons, la vue sur les deux lacs est magnifique et notre test d’altitude réussi.

Nous mangeons nos sandwichs au jambon et à l’avocat délicieusement crémeux, puis nous redescendons. En arrivant un peu plus P1220867en avant dans la vallée, nous retrouvons Manuel qui a déjà monté les tentes et qui a commencé à préparer le diner. Au menu, thé, soupe puis un plat avec du riz et un mélange de bœuf, P1220899tomates, oignons et frites : et oui, des frites à 4000m ! Manuel cuisine comme un chef ; en plus des casseroles et poêle, il a apporté tous les aromates et les épices et cubes Maggy pour nous concocter de délicieux repas.

P1220879Le froid tombe vite, nous allons alors nous faufiler dans nos sacs de couchage.

 

 

 

 

 

 

 

Jour 2 : la vallée Quillcayhuanca : 

Altitude de départ : 3900m / Altitude de fin : 4500m  / Dénivelé positif : 600m / Dénivelé négatif : 0m / Temps de marche : 4h20

P1220920P1220998Debout à 6h30, nous constatons que tout a gelé cette nuit. Nous prenons notre petit déjeuner en attendant que le soleil arrive pour réchauffer et sécher les tentes. Au menu : crêpes aux fruits. Nous plions tout et repartons dans la vallée Quillcayhuanca. La randonnée d’aujourd’hui est assez facile, jusqu’à à arriver sur un plateau un peu plus en altitude où nous nous posons pour notre deuxième nuit. P1230044De là, nous avons une super vue sur la chaîne de montagnes et nous montons un peu plus haut pour admirer un beau lac vert en contre bas P1230064des glaciers. En revenant, nous avons une bonne surprise : des pop-corn ! Nous pouvons ainsi regarder le beau spectacle de la nature en les mangeant. Nous apprécions un délicieux repas puis allons nous coucher.

 

 

 

Jour 3 : le col Huapi : 

Altitude de départ : 4500m / Altitude de fin : 4300 / Altitude maximum : 5100m / Dénivelé positif : 600m / Dénivelé négatif : 800m / Temps de marche : 4h40

P1230131P1230175Aujourd’hui c’est le grand jour. Après notre estomac, c’est les vaches laineuses qui viennent nous réveiller. Tout est encore plus gelé que hier. Après le petit déjeuner, nous partons en direction du col. Nous avons l’impression d’avancer lentement et pourtant nous soufflons comme des buffles ! Le paysage est verdoyant au début, puis ça se transforme en pierriers. Nous marchons à travers et sur les pierres, P1230204heureusement que nous avons un guide car il n’y a pas de chemin tracé. P1230198Et après 2h40, nous y sommes : à 5100m ! Nous cassons la croute, puis nous faisons nos photos souvenirs. Ensuite, il faut bien redescendre : 800m de dénivelé très abrupt nous attendent. Le fond de la vallée habité par les vaches et les chevaux est très joli et apaisant après cette journée. Comme tous les soirs, nous plantons les tentes, pendant que Manuel prépare le diner et que Willy astique ses bâtons. Après un menu encore bien complet, nous nous reposons pour la dernière nuit sous la tente.

 

Jour 4 : la vallée Cojup : 

Altitude de départ : 4300m / Altitude de fin : 3400m  / Dénivelé positif : 0m / Dénivelé négatif : 900m / Temps de marche : 4h40

P1230299P1230295La marche d’aujourd’hui est plutôt facile, plus de la moitié du chemin est plat et l’autre descend à travers les champs et les petits villages. Cette vallée est aussi très fleurie et l’odeur qui s’en dégage est très agréable. Puis nous prenons un collectivos pour rejoindre Huaraz.

 

P1230303Trek pass HuapiNous avons vraiment été satisfaits de ce trek : tant par le petit record personnel que nous avons réussi à faire que par la gentillesse de notre guide et notre porteur/cuisinier et par l’organisation du trek par Vitaliano : merci à tous les trois et à El Tambo !

 

Par pierreli
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 23:44

P1220658P1220631Avant d’aller à Lima, nous avons une semaine pour aller voir la cordière blanche de plus près. Nous décidons donc de monter à Huaraz. Première étape, trouver un bus de jour pour profiter du paysage. Ici, les bus sont très confortables et très bien équipés, mais la grande majorité circule de nuit. Avec l’aide de Clara, nous trouvons un bus de jour avec la compagnie P1220664Yungay. P1220673Ce n’est pas vraiment un bus touristique : il est vieillot et poussiéreux, mais il circule de jour. Embarquent avec nous exclusivement des locaux et les caisses de poules, cochons d’Inde,… Le trajet est magnifique et pittoresque. Nous prenons la vallée qui longe la Santa jusqu’à Huallanca. Au début, le paysage est désertique, puis il devient rocheux puis montagneux. Nous roulons dans P1220683un canyon entre la falaise et la rivière. La route, P1220722non plutôt la piste, n’est large que pour un bus. Les tunnels creusés dans la falaise sont étudiés pour cette marque de bus ! Nous passons successivement des zones étroites, puis des plateaux verdoyants.

Nous passons ensuite par le cañón del Pato, qui est plus étroit et plus impressionnant que jamais. Et nous arrivons à Caraz où la cordillère avec ses sommets P1220726imposants enneigés apparaît enfin. Nous continuons jusqu’à Huaraz en longeant ces montagnes majestueuses.

En arrivant, nous sommes accostés par une des personnes de l’équipe de l’hôtel El Tambo. P1220773Ce nom nous dit quelque chose… Nous le suivons, on verra bien. Nous passons dans des ruelles en piteux état pour arriver derrière l’atelier d’un garagiste, à coté d’un entrepôt de bus, dans la cour d’un hôtel. Ça y est, nous nous souvenons, c’était l’hôtel que nous avait conseillé Teddy et Maggy. Les environs ne sont pas très mignons, mais l’hôtel est charmant, les chambres sont parfaites, nous avons une vue magnifique  et toute l’équipe de l’hôtel très accueillante. P1220783Ils nous servent un thé au coca pour prévenir le mal des montagnes : ma foi ce n’est pas mauvais ! Vitaliano propose de nous accompagner pour que l’on goûte le cochon d’Inde (celui-là même qui était avec nous dans le bus !). P1220785Nous partons donc déguster le "cuy" (prononcé couille !). Ce n’est pas mal, mais il n’y a pas grand-chose à manger sur ces petites bêtes. Pendant le repas, nous lui posons beaucoup de questions sur les treks. A la fin du repas nous hésitons entre le très connu Santa Cruz ou le tout nouveau Quillcayhuanca. Ici, il n’y a pas de refuge, donc quoi qu’il arrive, nous devrons bivouaquer. La première monte à environ 4750 m et la deuxième à un col à 5100 m. Le Santa Cruz serait faisable sans guide, mais nous n’avons jamais bivouaqué à de telles altitudes,… nous devons réfléchir.

De toute façon, nous devons nous acclimater car nous sommes déjà à plus de 3000m et le projet est de monter plus haut. La ville est en reconstruction après le tremblement de terre de 1970 : elle n’a pas beaucoup de charme, mais l’hôtel est très agréable et nous avons trouvé un super restaurant où ils servent des biftecks de 30cm de diamètre et de la moutarde comme à la maison pour moins de 3€.

Par pierreli
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 23:18

P1220506P1220490Arrivés à Trujillo, le bus se gare dans une cour fermée et gardée : nous nous sentons en sécurité. Un chauffeur de taxi agréé par Linéa nous propose ses services et nous accompagne à notre guest house : La casa de Clara. La patronne de cette hôtel est guide archéologue depuis 30 ans alors nous décidons de faire le tour des sites avec elle et deux sud-africaines qui dorment ici.

En premier au programme pour aujourd’hui : le temple de la lune (Huacas de la Luna). Nous allons chez un ami de Clara qui sculpte la céramique. A partir de ses œuvres, elle nous explique les nombreux symboles et images de la civilisation Moches. Elle nous explique que le chiffre 7 est un chiffre important et magique car il représente beaucoup de choses dont les 7 jours de la semaine, … Le 2 est représenté par la lune et le soleil, l’homme et la femme, le bien et le mal,… et il représente la dualité. Et ainsi de suite pour tous les chiffres. Les couleurs ont aussi leur signification : le rouge représente la vie, le noir la tristesse, le blanc l’éternité et l’or la vie.

Elle nous présente des poteries très importantes en symbole pour cette civilisation : nous avons ainsi pu voir de magnifiques poteries Moche! (il faut dire que ce jeu de mot à beaucoup fait rire Eli) Son ami, qui travaille, sur un projet de reconstitution et de compréhension sponsorisé par la France, nous joue un instrument de cette époque qui ressemble à une trompette mais en céramique : il a du souffle ! Clara nous montre aussi un instrument qui est en forme de collier composé avec des noix. Lorsqu’on les fait pivoter elles imitent le bruit des cascades.

P1220539P1220524Plus à l’extérieur de la ville, au milieu du désert, s’élève une montagne qui abrite deux énormes monticules de sable : l’un cache le temple de la lune (Huaca de la Luna) et l’autre le temple du soleil (Huaca del Sol). Ils se font vis-à-vis et au milieu est installé le village. Le temple du soleil avait un rôle politique alors que celui de la lune était plus religieux. P1220530Ces deux pyramides sont construites en brique de terre. Le temple du soleil n’a pas encore était fouillé, à part par les espagnols qui l’on pillé pour récupérer l’or. Nous n’avons pu visiter que le temple de la lune.

Le principe de la pyramide est simple, à l’origine un forum en briques servait aux cérémonies religieuses. L’ensemble était recouvert de peinture et reliefs. Lorsque le prêtre mourait, il était enterré là avec des serviteurs, des guerriers et/ou des membres défunts des familles aisées qui en "profitaient" pour être P1220537enterrés dans cette tombe prestigieuse. Avec les défunts, on mettait des céramiques, de l’or et des ustensiles de tout genre pour qu’ils puissent continuer à vivre "normalement" dans l’au-delà. On recouvrait ensuite entièrement l’édifice avec des paillasses et des briques : l’édifice fait maintenant 2 étages. Et ainsi, au fur et à mesure du temps l’édifice devient de plus en plus important en largeur et en hauteur en prenant bien la forme de pyramide que l’on connaît.

P1220558Les espagnols ont détruit la pyramide en son P1220535centre pour en extraire l’or. Dans cette faille centrale, on peut ainsi voir les niveaux successifs de la pyramide : du cœur à l’extérieur, avec toutes ses peintures et reliefs qui ont environ une cinquantaine d’années de différence entre eux.

Toutes ces peintures et reliefs ont une signification. Les plus importants sont les chiffres, le bien et le mal, et la nourriture. Nous voyons souvent des poissons et des oiseaux représentés, le message est : "Où il y a des oiseaux, il y a des poissons, et où il y a des poissons il peut y avoir l’homme et donc la vie." P1220573Cette visite était très intéressante, et nous avons fait le tour en plus de trois heures alors que le tour standard prend vingt minutes : pour notre premier temple d’Amérique du sud, nous avions beaucoup de questions.

P1220608Nous rencontrons notre premier chien sans poil et avons ensuite mangé chez Clara avant d’aller visiter le temple arc-en-ciel (Huaca Arco Iris) qui n’a rien d’extraordinaire, puis nous sommes allés à Chan Chan.

Cette cité est une cité impériale Chimú. P1220590On s’est un instant cru à Angor, car à l’intérieur de ce gigantesque parc, il y a 9 cités : chaque roi P1220602successif voulait la sienne. Les ruines sont très endommagées par le pillage des espagnols mais aussi les intempéries et inondations des dernières années. Nous ne pouvons en visiter qu’une : la Citadela de Tschudi. En écoutant les explications, on peut imaginer la citadelle. Quelques jolies frises reprennent les P1220613oiseaux et les poissons dans un style réaliste ou géométrique. Au milieu de chacune des citadelles, il y avait des greniers et une immense citerne (qui loge aujourd’hui les canards). Les rites funéraires sont P1220625similaires à celui des Moches qui a ensuite été repris par les Incas.

Après toute cette page d’histoire, nous nous rendons à Huanchaco pour déposer les filles qui veulent se faire une pause surf. Les vagues y sont magnifiques : c’est apparemment le meilleur spot de l’Amérique du sud. Puis, avec Clara nous rentrons à Trujillo où nous admirons les maisons colorées de la place des armes.

Par pierreli
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 23:01

P1220467Nous sommes bien aux Galápagos, mais il faut bien continuer le voyage !

Notre avion arrive à Guayaquil et après ? par où passe t’on pour aller au Pérou ?

La route de Loja est bloquée à cause des manifestations qui résident dans le dilemme entre exploiter le pétrole ou préserver la terre et l’eau des souillures dues aux exploitations du carburant. Dommage c’était la route de la plus sûre !

Le guide du routard conseille P1220473de prendre un bus national jusqu’à la frontière, de passer l’immigration, de passer les 5km de zone franche en taxi puis de reprendre un bus local péruvien jusqu’à Trujillo. Et quelques pages plus loin, ce même guide nous conseille de prendre un bus international CIFA qui relie de nuit directement Guayaquil à Piura. Des voyageurs rencontrés nous déconseillent de passer la frontière de jour, car il y a une ribambelle de petits marchés devant les portes de l’immigration et les pickpockets sont aux aguets dans ces lieux étroits. Mais les voyages de nuit sont fortement déconseillés, et il y a régulièrement des attaques de bus touristiques sur cette route. P1220478Pour couronner le tout, une révolte entre policiers et militaires vient d’éclater à Guayaquil.

Nous analysons le pour et le contre, nous prenons notre décision et nous voilà partis pour un long voyage : 1h30 d’avion, 1h d’attentez à la gare routière (qui se trouve par bonheur mitoyenne avec l’aéroport), 4h30 de bus avec CIFA, les deux passages de frontières vers 1h P1220487du matin (sans nos sacs), 4h de bus CIFA jusqu’à Piura, 3h de bus LINEA pour Chiclayo et finalement 3h de bus pour Trujillo. P1220486Tout s’est impeccablement bien passé : nous n’avons pas vu de révolte et la frontière était très calme à cette heure matinale ! Pour nous c’est une très bonne solution.

Par contre nous avons été très étonnés en découvrant le paysage au petit matin : nous sommes passés d’un paysage marécageux à un désert de sable à perte de vue.

Par pierreli
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 16:01

P1210865P1210889Après avoir bien profité de la plage, nous partons à la découverte du centre de l’île en taxi. Le tour commence par une ferme aux tortues géantes terrestres. Ces dernières divaguent dans le parc. Elles ont une carapace différente que celles que nous avons vues sur Santa Cruz. Le centre est aussi là pour aider à la reproduction, à l’aide de couveuse et d’enclos grillagés pour protéger contre les prédateurs, afin de multiplier le nombre de tortues dans l’île.

P1210901P1210907Sur les hauteurs de l’île, se trouve un lac, qui d’après notre guide est magnifique. Cependant, le beau temps n’est pas au rendez-vous. On accède au lac par un grand escalier en bois entouré par des plantes locales qui produisent de petits fruits sucrés, similaires aux myrtilles. Arrivé en haut, le brouillard et la pluie ne permet qu’une vision à quelques mètres. Pas de chance, c’était le principal site que l’on désirait visiter sur l’île.

P1210908P1220259Au bord de la mer, il fait beau mais les nuages restent accrochés aux hauteurs. Nous continuons notre route vers le point le plus haut de l’île. Sur la route nous traversons le village de El Progresso. Ce village a été créé il y a de  nombreuses années en même temps que l’installation d’une usine de production de sucre de canne. P1220160Cette usine employait des repris de justice, mais après de nombreux problèmes avec ses employer, l’usine a fermée, mais le village continu à exister. Nous accédons au point le plus haut de l’île d’où la vue est heureusement dégagée. On aperçoit au loin le village de Moreno, différentes plages, îles… et les différents types de végétation de l’île ; aride au bord de la mer et verdoyant sur les collines.

Nous redescendons vers la mer pour faire une ballade sur une plage au sud de Moreno. Sur les rochers, d’énormes iguanes se reposent sous le grondement des rouleaux s’écrasant sur la plage. C’est un site exceptionnel pour le surf. On tente de faire un peu de snorkeling mais la mer trop agitée nous envoie contre les rochers. Nous rentrons à notre hôtel bien content de notre visite.

Par pierreli
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 02:56

P1210705P1210730

Après plus de 2h de bateau, la terre est en vue. S’il y avait beaucoup d’otaries à Santa Cruz, ce n’était rien à coté d’ici : elles sont partout ; sur la plage, sur les rochers, dans la ville,… Il y en a de toutes les tailles et de toutes les couleurs (du blanc au presque noir, mouchetés ou pas). Il y a beaucoup de bébés qui gémissent pour appeler P1210759P1210755leur maman ; ça fait une quinqua phonie très enthousiasmante.

Pendant qu’Eli passe avec tous les bagages le contrôle de la douane assez stricte, Pierre trouve une jolie petite chambre dans la cour d’un hôtel.

Nous allons ensuite au port P1210804admirer otaries et oiseaux. P1230686Nous apprécions particulièrement la pêche du bobby blue : il plane au dessus de la mer jusqu’à avoir repéré sa proie, et là, il repli ses ailes pour se transformer en un tube très fin et ainsi avoir un profil aérodynamique parfait pour plonger dans l’eau. Le pélican a une technique bien différente ; il se laisse tomber, déploie ses ailes avant d’arriver dans l’eau, puis il utilise son bec P1220011et la poche inférieur comme d’une épuisette.

Après le coucher du soleil, nous allons manger dans un petit restaurant local. P1210771La trame du menu est toujours la même ; soupe, assiette de riz, chips de banane accompagnés de viande ou de poisson et verre de jus de fruit frais, le tout délicieux et pour 3$ par personne. Il y a aussi des restaurants pour touristes où l’assiette est au minimum à 10$ auquel il faut ajouter 22% de taxes ! P1210994Le choix est donc vite fait et il est facile de les différentier : il n’y a que le touristique qui a des taxes !

P1210701Le 2ème jour, nous visitons le centre d’interprétation de l’île. C’est un musée qui explique l’histoire de l’île, l’histoire des Galápagos, les projets qui sont mis en place pour la préservation des espèces et des ressources,… Il est très bien fait. François-Xavier ne reconnais-tu pas ton bateau ?

Nous allons ensuite à la P1220077crique "Cerro Tijeretas". Dans l’eau les otaries jouent autour et en dessous de nous. Elles sont curieuses et s’approchent si près que nous ne sommes pas très rassurés, P1220086mais nous pouvons faire de belles photos. Une otarie devient de plus en plus collante avec Eli qui finit par remonter sur les rochers. Et à ce moment, l’otarie fait un baiser sur son pied droit. Eli bondit hors de l’eau et P1220098une Texane toute fière sort en disant "j’ai le baiser en vidéo !" Nous avions vu au musée un squelette d’otarie,P1220101 et elles ont une belle mâchoire similaire aux chiens ; alors lorsqu’ils s’approchent à quelques centimètres ce n’est pas rassurant ! Hors mis la mâchoire, les otaries ont la même odeur que les chiens lorsqu’ils sortent de l’eau ; alors lorsqu’elles sont en colonie d’une cinquantaine,P1220113 on vous raconte pas l’odeur !

Pendant que l’on se sèche, P1210805l’otarie se pose en contrebas sur un rocher en gémissant : il est amoureux ! ça fait bien rire tous le monde.

Après ces émotions, nous continuons sur les falaises d’où nous avons une belle vue sur l’océan Pacifique, les îles et îlots, et les bateaux de croisières. P1210826Nous arrivons sur la plage "Playa Ochoa" où des dizaines d’otaries se font dorer la pilule ; P1210860on se croirait du la cote d’Azur en saison ! (vidéo)

Puis nous nous posons sur une plage où les otaries le plus actives surfent sur de belles vagues en premier plan d’un magnifique coucher de soleil coloré. Cette île est vraiment très agréable.

Par pierreli
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 02:29

P1210451P1210465Les îles des Galápagos ont été formées grâce à l’activité volcanique. L’une des curiosité à ce sujet est la présence de tube de lave vide. En effet, lorsqu’il y avait de l’activité volcanique, la lave formait des coulées qui se solidifiaient à l’extérieur au contact de l’air mais l’intérieur restait liquide. Lorsque la lave a cessée de P1210493P1210475couler, la croûte extérieure du tube est restée tel quelle mais sans lave à l’intérieur : le tube est vide. Nous avons exploré l’un de ces tubes sur les hauteurs de l’île. La plus grande section non affaissé mesure près d’un kilomètre et, elle est maintenant entièrement recouverte de végétation, maisons,… A l’intérieur, c’est l’obscurité totale, les lampes sont P1210509P1210506indispensables. On remarque sur les bords, des lignes de dépôt indiquant la hauteur de lave lors des coulées successives. Après une longue marche chaotique à l’intérieur nous retrouvons la surface, et la lumière. C’est sympa ces tunnels naturels.

De retour à Puerto Ayora, nous partons à la découverte du canyon de Las Grietas. Sur le chemin, on traverse des zones arides où les P1210541P1210526cactus poussent sur les pierres volcaniques. Nous passons tout près d’une saline et sur le chemin de nombreux lézards bronzent au soleil.

Arrivé au canyon, nous allons tous les deux barboter dans l’eau. Elle est limpide et faiblement salée. En effet, l’eau de la mer n’atteint pas le canyon, l’eau est donc filtrée et P1210694P1210620est presque douce. Des poissons issus de la mer, comme des poissons perroquets, y résident et se sont habitués à ce milieu moins salé. Entouré de rocher, ce lieu est aussi prisé par les plongeurs qui saute une dizaine de mètres plus haut, sensation garantie !!! C’est un lieu étonnant très reposant.

Par pierreli
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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 01:34

P1200910P1200905Les Galápagos sont à 97% un parc national. Dans toute la partie du parc national, nous devons être accompagnés par un guide officiel. Nous avons comparé les différentes îles de l’archipel pour choisir celles où nous souhaiterions faire notre excursion. Car aux Galápagos, le logement et les activités ne sont P1200930franchement pas donnés ! Autour et sur l’île de Floreana, les prospectus nous décrivaient une île où nous pourrions voir des pingouins, des bobbies blues, des gorges rouges, des iguanes, que nous pourrions P1210052nager avec les otaries et visiter le centre de l’ile verdoyant et recelant des traces des premier colons, des tortues de terres, ainsi que la seule source d’eau P1210125potable des Galápagos. Casse la tienne, nous signons.

Notre guide, Christian, nous emmène sur un speed boat pour 1h30 de traversée. Nous faisons le tour à 6 : un couple uruguayenne-équatorien, un couple d’australiens et nous. Nous arrivons aux abords de l’île Champion. Nous sautons du bateau avec nos P1210132masques et tubas, et c’est parti pour une demi-heure de nage avec les otaries. C’est vraiment magique d’être si près d’elles et de les voir tournoyer autour de nous. Nous avons été impressionnés par leur vitesse et leur puissance. (vidéo)

Nous remontons sur le bateau et faisons un arrêt à Devil’s Crown. La mer est agitée, et pendant qu’Eli nourrissait les poissons, Pierre a fait une ballade dérivante en snorkeling. P1210154L’eau était bien claire, il a vu beaucoup de poisson dont un requin.

Le bateau longe les falaises où nous observons deux petits pingouins : le naturaliste nous dit que c’est les plus petits du monde et qu’ils sont présents uniquement aux Galápagos, mais on n’en est pas sûre car on nous avait dit la même chose en Nouvelle-Zélande ! En continuant, nous croisons des bobbies blues : des oiseaux au plumage blanc et aux pates bien bleues.

Après le sport, le réconfort ; nous amarrons au port de Puerto P1210181Velasco Ibarra, le seul village de l’île, pour la pause déjeuner.

Sur les rochers, une foule d’iguanes se prélassent au soleil. Cet animal d’esthétique un peu repoussant est très délicat et nous l’apprécions beaucoup. Il est végétarien et se nourrit dans la mer d’algues. Christian nous explique que pendant leur journée, ils alternent entre bain de mer, où leur corps chute de 10°C et bain de soleil pour faire remonter leur température, puis il retourne à l’eau pour la faire rechuter et ainsi de suite. Lorsqu’ils sont sur les rochers, leur corps évacue le sel qu’ils ont ingurgité avec l’eau, par des glandes situées sur leur tête : c’est pour cette raison que le haut de leur crâne est toujours blanc.

P1210246Sa taille dépend de son âge mais varie aussi en fonction du lieu où ils se trouvent : s’ils ont beaucoup de prédateurs ou s’ils doivent beaucoup s’éloigner des cotes pour pêcher, ils sont gros et musclés, sinon ils sont plus petits. En être galant, les gros spécimens vont loin dans la mer pour se nourrir et ainsi laisser, les plus petits se nourrir proche du rivage. P1210271Ces animaux n’ont rien pour se défendre et ils sont souvent la proie d’animaux domestiques comme les chiens et les chats.

Un plat traditionnel de riz, de poisson grillé et de chips de banane nous est servi. Autour de la table nous échangeons voyage. Les sud Américains nous parlent de leurs pays et les Australiens de leur long voyage en voilier de 6 mètre : pendant 6 mois ils travaillent, puis les 6 mois suivant ils font un bout de voyage avec leur voilier. Il y a trois ans ils sont partis d’Australie, sont allés P1210314jusqu’au Caraïbes, et ils sont actuellement sur le chemin du retour.

Nous allons ensuite au centre d’interprétation où est expliqué l’histoire de l’île et l’installation photovoltaïque qui alimente en électricité les 110 habitants de l’île. Christian nous explique les différences entre les pissons et leur manière quelques fois ingénieuses pour se nourrir : une espèce, ayant un bec court et peu robuste utilise un bâton pour taper dans des cactus ou des arbustes pour faire un trou et en extrait ainsi sa nourriture.

P1210326P1210319Puis nous partons à la découverte de l’intérieur de l’île. Assis à l’arrière d’un pickup, nous roulons à travers l’intérieur de l’île étonnamment verte en contraste avec le littoral sec et sombre. Nous arrivons dans un parc où toutes les tortues des autres îles qui ne peuvent pas se reproduire sont apportées ici. Christian nous donne des complètements d’informations sur les tortues puis il nous fait goûter à des fruits de la passion directement sous l’arbre. P1210346Un peu plus haut sur la colline, nous arrivons à un endroit où la lave a créé un phénomène étrange : en s’écoulant, elle a laissé des murs de P1210350lave parallèles et hauts de 2 mètres. En contrebas, nous arrivons dans les grottes où les pirates et les premiers habitants ont vécu. A coté il y a une statue du même style que celle de l’île de Pâques, et un peu plus loin, la source d’eau potable.

Après ce beau tour bien complet, nous reprenons le chemin du retour.

Par pierreli
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En résumé

Où en sommes nous :
En Suisse à Neuchâtel

ItinéraireTrajets parcourus :

          - en avion : 56 114 km

          - en train : 27 582 km

          - en bus : 23 873 km

          - en voiture/moto : 9 606 km

          - en bateau : 3 652 km
          - à pied : 1 820 km
          - à vélo/tuktuk : 631 km

 
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