Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 00:09

Nous avons décidé d’aller à la rencontre d’une favela pour se faire notre propre idée sur ces lieux dont on parle souvent dans l’actualité et au cinéma. Nous ne partons pas seuls ! Mais avec un guide. Il nous explique que se sont des quartiers de gens pauvres qui servent de protection aux trafiquants de drogue. En effet, deux gangs de dealeurs se partagent les favelas de Rio (A.D.A : Amigos dos Amigos (on ne sait pas les amis de qui !)  et C.D. : Comando Vermelho) et les seules personnes interdites dans ces quartiers sont la police. Les gangs les accueillent avec des rafales de balles et des roquettes,… Le gang assure lui-même la sécurité des habitants et la stabilité de la favela est indispensable pour son business.

P1280430Arrivés en bas de la favela Rocinha (signifiant hommes travaillant la terre) et étant la plus grosse favela d’Amérique du Sud (entre 150 000 et 300 000 personnes y vivent)), nous montons à toute allure en moto-taxi jusqu'à son sommet. De là, nous avons une superbe vue sur Rio et ses plages. Les bâtiments qui nous entourent sont à notre grande surprise en béton, de plusieurs étages et ils sont réalisés par des sociétés d’urbanisme à l’aide d’architecte. On trouve tous types de commerces, de la boulangerie à l’agence de voyage. C’est simplement un quartier pauvre où la police est assurée par un gang de dealeur. Le gang n’hésite pas à intervenir dans la vie des habitants pour régler divers problèmes ou à investir dans des complexes sportifs pour le "bien-être" des habitants.

P1280432En effet, en descendant dans les rues nous avons rencontré des hommes équipés d’armes d’assaut (fusils, mitrailleuses ou kalachnikov) et de radios de l’armée. C’est un peu comme lors des plans Vigipirate en France sauf que l’arme n’est pas portée par un militaire mais par un boy du gang plus ou moins camé dont le niveau d’éducation est proche de zéro. Un peu effrayant, mais ils n’ont aucun intérêt à nous agresser s’ils ne veulent pas voir débarquer la police. Les dealers vendent leur drogue en pleine rue sans se soucier des passants. Il est juste interdit de les prendre en photos.

P1280435A notre grande surprise le gang de la favela est plus apprécié par la population que la police. Le gang gagne son argent sur la drogue sans prélever d’argent sur les habitants du quartier, alors que la police ici est très corrompue. Avec cet argent il achète des armes pour se protéger : ils en ont vraisemblablement plus que la police de Rio !

Nous avons discuté longuement avec notre guide sur le problème des favelas et des gangs mais il n’existe pas de solution rapide pour radier ce problème et seul l’éducation des démunis le permettra. Cette éducation est en partie réalisée par des associations humanitaires présentent dans la favela comme i2i (Instituto Dois Irmãos). La municipalité de Rio n’a pas laissé tomber ces quartiers: il y a des crèches et des écoles gratuites, le ramassage des ordures est réalisé plusieurs fois par semaine et les travaux de voierie ou d’assainissement sont toujours réalisés.

P1280442P1280463Suite à cette visite, notre guide nous a ramenés à notre auberge en longeant les plages mythiques de Leblon et de Copacabana : sacré changement de niveau de vie avec la favela. La plage est bordée d’hôtels luxueux et de bâtiments bourgeois. Tous les clichés sur Rio P1280446sont là : maillot de bain type string, homme P1280450bodybuildé courant le long de la plage,… Au niveau des châteaux de sable, ça ne rigole pas non plus, on vous laisse admirer.

Après un repas à l’auberge nous partons à la découverte du centre ville : il est joli avec de grands bâtiments de style colonial, des P1280458églises,… Nous rentrons dans une bibliothèque P1280467très ancienne ayant gardée son style d’époque : tout en bois avec d’imposant livres.





P1280481Le soir nous avons rendez vous au restaurant avec Anaïs et Emmanuel pour le diner. C’est un buffet délicieux mais la note est fonction du poids de nos assiettes, gros appétit s’abstenir !

Suite au repas, Pierre part avec Anaïs et Emmanuel pour assister à un match de foot des Flamengos dans le stade mythique de la Maracaña. P1280483Ce stade a contenu lors de la finale de la coupe du monde de 1950 plus de 190 000 personnes et il est très renommé pour son ambiance. Le match auquel nous avons assisté était un peu décevant, on aurait cru la Ligue1 (en France), score zéro-zéro et malgré que le stade était qu’à un quart plein il y a eu du tambour et des chants pendant tout le match. Pour l’occasion on s’est même fait faire le drapeau des Flamengos sur la joue. Expérience très sympa mais on aurait bien aimé assister à un "GGGGOOOOAAAAAALLLLLLLL !!!!!!!!!".

Par pierreli
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Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 19:44

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Nous quittons Puerto Iguazú vers 13h en direction du Brésil avec pour destination la fameuse ville de Rio de Janeiro. Le bus est très confortable, c’est un cama, mais notre avis est partagé car ces bus sont très confortables de jour mais la nuit ce n’est pas possible de s’allonger sur plusieurs sièges car les accoudoirs sont fixes. Le passage de frontières est une formalité, et c’est parti pour une traversée du Brésil. Les paysages changent entre les deux pays : en Argentine, la route était entourée de forêt et du côté  Brésilien, des immenses champs de blé s’étendent à perte de vue. Le paysage est vallonné et à si méprendre, on se dirait en France. Les infrastructures sont en très bonne état et les bâtiments donnent l’aspect d’un pays plus riche que l’Argentine. La soirée arrive rapidement, Pierre finit de dévorer son livre "Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire", le livre à l’origine de "Slumdog Millionnaire" pendant qu’Eli somnole. Arrivés à l’heure du diner, contrairement à ce que nous avions compris lors de l’achat du billet, le repas n’est pas compris. Le bus nous arrête dans une station d’autoroute avec buffet à volonté. Nous étions bien affamés mais le temps de pause était trop court, à peine une demi-heure, pour en profiter pleinement. Nous ne détaillerons pas notre moment radinerie.

La nuit se passe relativement bien mais les dernières heures pour arriver à Rio sont un peu longues. Il est 13h30, nous sortons du bus, bien content que ces 23h de bus soient derrière nous. Le terminal de bus est situé dans l’un des quartiers les plus mal famés de Rio, juste en dessous d’une favela. Nous sautons dans un taxi direction notre auberge mais nous avons quand même le temps de remarquer des gens dormant à même le trottoir.

Lors de la traversé en taxi de la ville, nous nous rendons compte que cette pauvreté n’est pas présente partout, côté plage la ville est plutôt chic.

Nous nous installons à l’auberge et partons à la découverte de notre quartier. Nous nous rendons rapidement compte que le coût de la vie est élevé ici : 1,3€ pour le métro, 1€ la bouteille d’eau,… heureusement un distributeur HSBC se trouve à 100 mètres de notre auberge, on aura souvent besoin de lui !

Notre balade nous amène sur une des plages de Rio. Le sable est blanc, l’eau est claire, le soleil radieux et la température est idéale pour s’y reposer pendant des heures. La ville est surprenante, on a l’impression d’être dans les rues de Paris sauf que d’un coup on tombe sur la plage.

Par pierreli
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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 18:46

Nous avons passé 41 jours en Argentine, et il fallait bien cela pour faire le tour de ce grand pays, voici notre parcours :

ArgentineL’Argentine dans toute sa diversité nous a beaucoup plu : ses paysages et ses activités biens divers. Nous avons aussi profité de la viande et des moments cuisines dans les auberges. Le coût de la vie est un peu plus faible qu’en France, mais la façon de vivre est comparable à la notre en France. Les habitants sont globalement très gentils et serviables, mais ils n’aiment pas forcement dormir la nuit : c’est plus marrant de faire la sieste et de faire la fête à l’heure où le soleil est couché !

Par contre nous avons été atterrés par la "politique écologique" du pays : les argentins disposent chez eux de forfaits illimités pour l’eau et le gaz (1€ par jour !). Le pays subit pourtant de grandes sécheresses et l’eau est quelques fois coupées dans la journée. Cette illimitation rend les gens non responsable et partout on voit des robinets qui fuient à gros filet sans jamais être réparés.

Au niveau du gaz, les habitations ne sont pas isolées. Au fin fond de la Patagonie, il fait froid mais les murs des maisons sont souvent en bois et l’épaisseur des murs extérieurs n’excède pas le centimètre. Les habitations sont par contre équipées d’énormes chauffages et les bruleurs de la gazinière de la cuisine sont en permanence allumés.

 

Pour répondre à la question de Jean et Gisèle, sur une photo mystérieuse, Eli montrait l’enseigne de la banque Macro, nous trouvions cela marrant pour un nom de banque !

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Voici les réponses aux questions de Jouons ensemble en Argentine :

1. "Comment repère-t-on le nord ici à l’aide de la végétation?" Regardez sur le cactus, il n’y a de la mousse uniquement sur un coté : coté sud.

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2. "Sur les trottoirs en Argentine, on trouve régulièrement des paniers comme sur la photo, à quoi servent-ils ?" C’est une idée très intéressante, ce sont des paniers où les habitants déposent leur poubelle avant le ramassage ; ainsi les chiens ne peuvent pas les déchiqueter et sur certain panier, un couvercle par-dessus permet de les protéger aussi des chats.

 
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3. "Quel type de noix est-ce ?" Bravo les lève-tôt et les lève-plus tard, c’est bien une noix de pécan.P1260465

  

 

4. "De quel être provient cette empreinte dans la roche ?"  D’un Sélénien P1270895pardi ! hi hi hi !

 

 

5. "Quel est cet animal qui semble venir d’un autre continent ?" Et oui, une autruche dans cette partie froide du sud de la Patagonie.

Par pierreli
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 00:01

P1280201P1280301Tout d’abord, nous tenons à remercier Anaïs et Emmanuel qui ont fait mettre leurs tickets à notre nom, nous avons ainsi pu avoir l’entrée à moitié prix (le deuxième jour au parc est à moitié prix).

 

Après un bon petit déjeuner où nous n’en finissions pas de discuter, nous nous séparons : P1280172Anaïs et Emmanuel partent au Brésil et nous pour P1280168visiter les chutes.

Nous commençons la visite du parc par le sentier Macuco. C’est un chemin de randonnée au milieu de la forêt où l’on peut voir des animaux. Malgré les randonneurs bruyants, nous avons vu de nombreux oiseaux, un rongeur de bonne taille, des papillons de toutes les couleurs, une fourmi géante,… et Pierre a vu un toucan en vol.

Soudain nous nous arrêtons sur le sentier, un animalP1280190 P1280200inconnu marche sur le chemin dans notre direction. Tout doucement nous nous baissons pour ne pas l’effrayer. On dirait un raton laveur avec un long museau. Il se rapproche, encore et encore, si bien que nous finissons par nous reculer, et il continu son chemin. Derrière nous il y a quatre personnes. Nous observons la P1280223scène : pas un des quatre ne s’arrête pour P1280228 l’observer : nous sommes interloqués ! Nous attendons pour leur poser quelques questions. Ils sont français et ont déjà passé la journée d’hier dans le parc. Ce mignon petit animal est un coati de la famille des fourmiliers. Le parc en est envahi car les touristes leur donnent de la nourriture. Ils sont tellement envahissants que sur les terrasses des restaurants on ne peut pas P1280251 manger en paix. On comprend mieux pourquoi ils ne se sont pas arrêtés, ils en ont assez vu hier ! Mais nous sommes un peu déçu, nous qui étions fiers d’avoir approché un animal de la forêt !P1280273

Nous nous dirigeons maintenant vers les chutes.

Après une bonne marche, nous arrivons sur les passerelles inférieures des cascades et le spectacle est devant nous !P1280291

Un cirque naturel de dizaines de cascades de 70 mètres de hauteur grondantes au milieu d’un écrin de verdure produisant de magnifiques P1280306arcs-en-ciel. : c’est extraordinaire ! Nous avons vu beaucoup de choses en un an, mais ces cataractes nous coupent le souffle.

Avant de se jeter dans la rivière Paraná, la rivière Iguazu a parcouru paisiblement 1320 km dans des terres basses à P1280333faible dénivelé. Mais à 23 km de déboucher dans le Paraná, l’Iguazú s’élargie (1,5 km) et P1280316une faille naturel forme les chutes sur un arc de cercle de près de deux kilomètres.

Nous passons donc le reste de la journée à longer ces 2 km d’innombrables chutes qui sont P1280309plus ou moins hautes, plus ou moins grosses et qui grondent plus ou moins fort.

Les plus jolies sont pour nous les premières qui P1280346sont entrecoupées par des pierres couvertes de mousse très verte.

Mais la plus impressionnante est la Salto Unión au milieu du U : c’est un énorme trou de 80 P1280352mètres de profondeur où l’eau vient s’engouffrer avec fracas.

Nous qui aimons l’eau et les arc-en-ciel, nous P1280355nous sommes régalés, l’appareil photo a crépité et il a fallu qu’un garde vienne nous déloger pour que nous sortions du parc. Mais ce garde en question nous a fait le beau cadeau de nous P1280357montrer un toucan perché tout en haut d’un arbre.
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Par pierreli
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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 00:46

piporeSur la route en direction de Puerto Iguazú, nous sautons du bus à Santo Pipó. Le terminal de bus est complètement fermé, où va-t-on pouvoir laisser nos sacs ? Nous tentons le commissariat de police qui est juste en face du terminal. L’agent à l’accueil ne comprend pas pourquoi on veut laisser nos sacs ici ! Elle nous explique gentiment où se situe l’usine de mate et nous dit qu’on peut y aller avec. La concierge comprend que l’on ne veut pas se trimbaler nos sacs sur le petit kilomètre qui nous sépare de l’usine et nous dit qu’il n’y a pas de problème pour les laisser ici.

Nous partons donc léger en direction de l’usine Piporé. Nous sommes très bien accueillis et notre visite se déroule en trois étapes.

P1280166Tout d’abord nous visionnons un diaporama qui explique la culture de la plante (qui ressemble à un oranger) et la récolte. Ensuite les feuilles sont laissées au repos pendant de longs mois, brouillées et tamisées pour séparer les différentes tailles de copeaux et donc de qualité. Certaines feuilles sont laissées au repos avec des écorces d’orange ou autre pour donner un arôme au mate. Plusieurs fois dans la vidéo sont présentés les bienfaits du mate : des apports en vitamines, fer, magnésium,… des bienfaits pour la digestion, les rhumatismes, la circulation du sang : en un mot, le mate, il n’y a rien de mieux pour la santé !

Ensuite un employé de l’entreprise nous montre l’ancienne machine "tout en un" qui servait à préparer le mate depuis l’effeuillage jusqu’à la mise en sac. Et cette machine qui a été remplacée depuis 20 ans par des machines plus grosses et plus moderne, fonctionne toujours. Des vis sans fin permettent au mate de passer d’une étape à l’autre et le tamis à sept tailles de trous différentes. Il nous redit que finesse de mate donnera une qualité différente : le mate le plus fin donne une boisson très forte, alors que celui plus grossier donnera un breuvage plus doux.

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P1280164Et pour finir il nous conduit dans l’usine. Cette société emploie 200 personnes qui travaillent en deux équipes six jours sur sept. Ça nous fait tellement plaisir d’entrer dans une usine ; voir des chariots, des courroies et sentir l’odeur de la graisse ! Malgré les machines, les employés en équipement complet de sécurité font beaucoup de choses manuellement. Notre guide nous montre les palettes qui attendent l’expédition : 35% de la production reste en Argentine et 65% part au Liban et au Soudan.

En partant, nous achetons deux kilos de cette herbe magique donc nous offrons un paquet à la commissaire qui nous a gardé nos sacs.

Nous reprenons nos sacs et attrapons un bus pour Puerto Iguazú. En arrivons, nous retrouvons Anaïs et Emmanuel qui nous ont réservé un dortoir pour nous quatre. Nous sortons et partageons, viande et pizza sur la terrasse d’un restaurant en continuant à échanger nos expériences de voyage et nos conclusions sur le monde et sur ce que le voyage nous a apporté.

Par pierreli
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Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 00:43

P1280097P1280103San Ignacio est le lieu du premier village indigène-Jésuite fondé en Amérique du sud. Les européens, en colonisant les Amériques ont soumis les autochtones à l’esclavage. Les colons n’avaient ici qu’une idée en tête ; faire fortune en n’ayant aucun égard envers la population locale. Cela déplaisait à la couronne P1280111espagnol et cette dernière donna au Jésuite l’administration du territoire situé entre les fleuves Paraná et Uruguay pour qu’ils convertissent les indiens au catholicisme. Les Jésuites avaient ainsi pour mission de les éduquer pour qu’ils produisent des richesses et qu’ils puissent ainsi payer un l’impôt à la couronne espagnol.

Les Jésuites se sont donc aventurés dans cette région sauvage, ils ont appris le langage des Guanaris (autochtones) et ils les ont progressivement convertis. P1280115Les Jésuites ont dans ce but créé des villages, appelés réductions, où ils ont sédentarisé ces peuples nomades.

Les villages étaient dirigés par deux Jésuites et un conseil d’indien élu. Le fonctionnement du village était communautaire, tout le monde travaille pour la communauté et la production est équitablement répartie. Les Jésuites les forment à l’agriculture, à la métallurgie, à la construction mais aussi à l’art. Les P1280121missions Jésuites sont une réussite ; plus de 140 000 indiens ont été convertis et protégés, et la région est devenue très prospère ; ils exportent même leurs créations d’art vers l’Europe.

Cette réussite ne plait pas aux colons Portugais et Espagnol qui mettraient bien la main sur les indiens pour les transformer en esclave. Ils organisent des rafles et, lassés de leurs attaques, les Jésuites forment les indiens à se défendre. P1280128Après 150 ans d’existence, la couronne espagnole qui, suite à un mariage c’est rapprochée de la couronne portugaise, tourne le dos à cet état géré par les Jésuites et ordonne sa dissolution en 1767. L’ordre des Jésuites sera d’ailleurs dissous dans le monde par le pape Clément IV quelques années plus tard (L’ordre fut rétabli par le pape Pie VII en 1814).

Les indiens sans les Jésuites n’arrivent pas à se protéger des colons. Ils sont capturés pour devenir esclaves et leurs ethnies disparaissent au fil des années.P1280129

De nos jours, seuls des bâtiments en ruine des missions rappellent leur histoire. San Ignacio est la mieux conservée d’Argentine. Nous avons effectué la visite de jour et de nuit. La mission est organisée autour d’une grande cour entourée d’habitations et dominée par l’église. La structure du village est très géométrique avec de grands bâtiments fractionnés en appartements où logeait une famille.

Les Jésuites ont aussi transformé ces peuples polygames et peuples P1280113monogames.

Les murs et le cadre verdoyant sont très agréables à visiter. L’histoire de ce lieu est unique.

En visitant le musée, une voix nous appelle : "Elisabeth, Pierre !" : c’est Anaïs et Emmanuel ! Ils sont le premier couple avec qui nous avions sympathisé lors de notre voyage et qui effectuent en même temps que nous un tour du monde. Nous les avions rencontré lors de nos premiers jours en Russie nos chemins seP1280133 rejoignent 12 mois plus tard. Ce n’était pas des retrouvailles tout à fait au hasard car nous étions régulièrement en contact pour échanger des bons plans et nous nous suivons mutuellement avec nos blogs. Nous avons passé une bonne partie de la journée à échanger sur nos expériences puis en soirée ils nous quittent pour Iguazú où les rejoindrons demain.

Le soir, nous assistons au son et lumière qui a lieu sur le site des missions. Ce spectacle nous avait été conseillé par Noémie, une française rencontrée à P1280140Mendoza. Pour suivre le spectacle, sont fournis des audio-guides en français. Pendant une heure, nous avons revisité les lieux avec au fur et à mesure différentes animations de lumière, projetées sur des rideaux d’eau, des arbres ou sur les murs, qui racontent l’histoire des missions et la vie à cette époque.

Ce spectacle simple et très bien réalisé est passionnant et nous avons été ravis d’y assister.

Les missions Jésuites sont classées patrimoine mondiale de l’humanité et nous avons été passionnés par leur histoire.  

Par pierreli
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 01:28

P1280087Aujourd’hui, le temps est magnifique sur Ushuaia, et bien que le fond de l’air soit toujours frais, nous sommes heureux d’être sous le soleil. Les montagnes sont magnifiques et la mer reflète un ciel sans nuage. Malheureusement nous devons partir, et presque 3500 km de voyage nous attendent !

 

Après un court passage de 1h30 chez HSBC, nous partons en taxi rejoindre l’aéroport. Et oui, nous trichons un peu. Nous en avons un peu marre du bus, et pour le même prix que ce dernier, pourquoi se priver ?! Le planning est donc simple : 2390 km en avion pour rejoindre Buenos Aires, puis 1106 km de bus pour rejoindre San Ignacio !

P1280086En Attendant notre enregistrement, sur la file voisine, sont amassés des sacs, valises et piquets de ski tous estampés : Zurich. Pierre le fait remarquer "discrètement" à Eli. Une personne du staff l’entend et vient vers nous pour nous parler en français. C’est le kiné de l’équipe coupe du monde de la Suisse. Cette personne est très gentille et nous passerons tout notre temps jusqu’à la montée dans l’avion à échanger avec lui entre voyage et ski. Il est d’origine française et travaille donc pour cette équipe qui est composé des dix meilleurs athlètes en ski de la Suisse, d’entraineur, de préparateurs de ski et d’encadrants. Il nous explique le travail des préparateurs qui consiste à mettre à neuf cinq paires de skis par coureurs et par jour. Il y a un préparateur par marque et il ne pas s’occuper de plus de trois athlètes. Tous les ans en été, ils vont faire des séances d’entrainement dans l’hémisphère sud : Argentine, Chili, Australie et Nouvelle-Zélande où ils croisent l’équipe française et bien d’autres. Ces sessions d’entrainement sont très intensives et ils n’ont même pas le temps de passer une demie journée à visiter les endroits où ils vont.

Les skieurs ont eu deux semaines d’entrainement très intensif, ils décompressent un peu et font les pitres : Didier Cuche sort du contrôle de sécurité avec sa mini chaine hifi sur l’épaule et en dansant.

Dans la file d’embarquement, nous sommes au milieu de toute l’équipe. Eli n’hésite pas à adresser la parole à Didier Cuche qui est originaire de Neuchâtel. Il est très gentil, simple et naturel. Il nous pose des questions sur notre voyage et sur ce que nous allons faire à Neuchâtel en rentrant. De son coté, il est content d’avoir une semaine de vacances avant de reprendre l’entrainement très intensif à Zermatt avant la nouvelle saison : il doit défendre son titre de champion du monde de descente à ski.

P1280089Pendant le trajet en avion, nous profitons bien du paysage car toute la cote est dégagée. Nous passons au dessus de la péninsule Valdès, mais nous n’arrivons pas à distinguer de baleine.

En arrivant à Buenos Aires, le constat est immédiat : ce matin au sud nous étions au froid et bien emmitouflés dans nos doudounes et 3 heures après dans le nord nous sommes en pleine été. Nous sommes pressés d’arriver à San Ignacio pour convertir nos habits d’hiver en short et tongs.

Nous récupérons nos sacs, disons à la prochaine au kiné, prenons un bus de ville pour rejoindre le terminal de bus, achetons nos billets et sautons dans le bus direction San Ignacio. Dans tout cet enchainement, nous avons juste eu le temps de nous acheter quelques pizzas, mais elles n’ont rien à voir avec la réputation des pizzas de Buenos Aires !

 Nous sommes installés au premier étage du bus tout devant : nous pouvons donc admirer Buenos Aires jusqu’au coucher du soleil. Ensuite, le steward nous distribue un diner plutôt bon, puis nous allons nous coucher allongés sur deux ou trois sièges car encore une fois le bus est presque vide.

P1280413Vers 9 h du matin, après un bon petit-déjeuner, nous arrivons à San Ignacio.

Le bus nous pose au bord de la route et nous rejoignons le village à pied. Le paysage n’a rien à voir avec le reste de l’Argentine : l’herbe est verte, les arbres sont nombreux et magnifiques et la terre est rouge vif.

San Ignacio est un petit village, mais il y a tout de même un office du tourisme très accueillant et efficace : il nous donne de bons conseils et une bonne adresse d’auberge où nous allons poser nos valises.  A peine arrivé, nous nous changeons : vive les tongs !

Par pierreli
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 00:25

P1280001Le plus important musée de la ville est le musée du pénitencier qui abrite plusieurs musées et expositions temporaires comme le musée du bagne, le musée maritime, le musée de l’antarctique, des galeries d’art,… Cet ensemble de musées est abrité dans l’ancien pénitencier qui est à l’origine d’Ushuaia. C’est un grand bâtiment constitué d’un pavillon central d’où partent plusieurs ailes rayonnantes.

La décision de la construction d’une prison dans ce lieu si austral remonte au tout début du 20ème siècle. L’Argentine possédait la terre de feu mais cette région n’était pratiquement pas peuplée et la construction d’un bagne permettait à l’Argentine d’asseoir son autorité sur ce bout de terre coincé entre le Chili et l’océan. Les autorités espéraient ainsi peupler la région avec l’arrivée des familles des détenus.

P1280007Les prisonniers ont construit la prison et toute l’infrastructure nécessaire à son bon fonctionnement : port, train et voies ferrées pour le transport du bois de chauffage,…

La vie était difficile et les évasions rares car le froid et le désert environnant empêchaient tout espoir de réussite. Une aile du musée montre la vie carcérale qui resta jusqu’à la fermeture de la prison en 1950 une vie loin de tout.

La coupe du bois était leur principale activité et, le transport maritime étant limité, ils produisaient le maximum de leur besoins sur place : menuiserie, imprimerie, forge,...

Les détenus n’avaient pratiquement pas de visite (on est au bout du monde) et peu de familles se sont installées dans cette région lointaine.

P1280014La prison a été remplacée par une base militaire et de nos jours la ville s’enrichit et se développe grâce au tourisme (essentiellement en voyage vers l’Antarctique) et aux ressources fossiles (gaz, pétrole).

La prison a été transformée en musée et les cellules ont été restaurées pour permettre aux visiteurs de découvrir la vie de bagnard à cette époque.

La partie maritime du musée présentent de très nombreuses maquettes de bateaux ayant appartenues aux explorateurs de la terre de feu. Magellan a été le premier à découvrir cette terre en 1520, soit une trentaine d’année après la découverte des Amériques. Le nom "terre de feu" provient de cette époque où les navigateurs voyaient s’élever de cette terre de la fumée issue de nombreux feux appartenant aux autochtones, les "Yamanas". Ces derniers ont rapidement disparu avec l’arrivée des européens et de leurs maladies.

P1270996A la suite de la découverte de ce passage entre l’océan atlantique et pacifique, de nombreux bateaux sont venus naviguer dans cette région pour rejoindre les Indes, mais aussi le Pérou et ses richesses. Cette terre très morcelée a été le théâtre de nombreux naufrages. C’est aussi le point de passage pour de nombreuses expéditions dans la quête de l’Antarctique. Une bonne partie du musée décrit les premières expéditions, naufrages, survit et sauvetages sur le continent blanc. Certains naufragés ont vécus pendant deux ans avant d’être secourus. Ils se nourrissaient de phoques et se chauffaient en utilisant leur graisse.

C’est un musée intéressant et bien présenté qui nécessite beaucoup de temps pour le découvrir.

Par pierreli
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 00:40

P1270958P1270963Eli n’a pas beaucoup d’affinité avec les chiens, mais en voyant les prospectus publicitaires, une ballade en chiens de traineau lui faisait bien envie. C’est ici une occasion pas très onéreuse pour essayer l’activité.

Nous partons en bus en direction de pistes de ski et nous nous arrêtons à Cerro Major où la majorité des activités sur neige, excepté le ski alpin, et sur glace ont lieu.

Le temps est encore couvert aujourd’hui et il neige un peu. P1270977P1270967Lorsque nous arrivons, rien n’est prêt, nous avons alors la chance de voir tout le travail de préparation. Les éleveurs choisissent d’abord les chiens : nous avons l’impression que chacun a une place et que l’on ne peut pas mettre n’importe quels chiens ensemble. Ils leur passent un harnais autour du corps et les attachent devant et d’arrière sur la grande laisse qui servira à tirer le traineau.

P1270978P1270980Nous avons de la chance, nos chiens sont de magnifiques huskys.

Avant de partir, Pierre leur fait des caresses pour les encourager, mais Eli n’ose pas les toucher.

Nous prenons place dans le traineau : Pierre à l’arrière et Eli à l’avant, et un des éleveurs s’installe debout derrière nous pour conduire l’équipe de six chiens.

Et "hop", "hop", "hop" ! ça y est les chiens partent à tout allure dans la neige et le traineau glisse sans bruit. P1270990P1270986C’est vraiment une ballade très agréable : nous avançons dans la plaine sans bruit et sans effort.

Au milieu du parcourt, l’éleveur fait une petite pause pour que les chiens puissent se reposer et qu’il puisse nous prendre en photo.

Après quelques minutes, "hop", "hop", "hop" et c’est reparti (voir la vidéo).

Après une belle balade sur et sous la  neige, nous rentrons au chalet. Eli n’est pas avare de caresses pour les chiens qui ont tout de même bien travaillés. Puis nous rentrons à Ushuaia en stop.

Par pierreli
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 02:52

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P1270942Au petit matin, le temps sur Ushuaia est couvert. De notre chambre nous distinguons tout de même les montagnes enneigées qui font face à la mer : les montagnes se jettent ici dans la mer.

Nous descendons sur le port où les gros cargos et P1270940voiliers semblent hiberner P1270921ici en attendant le printemps. En effet, nous sommes actuellement dans une saison intermédiaire. A Ushuaia la haute saison se situe d’octobre à mars lorsque voiliers et bateaux de croisières partent d’ici pour aller rejoindre l’Antarctique. Nous ne sommes pas non plus vraiment en basse saison, car il y a de la neige et même si les domaines sont plus petites qu’en Europe, P1270934les pistes sont assez fréquentées : c’est la classe de skier au bout du monde ! Et apparemment, par beau temps, c’est agréable de skier face à la mer.

En face du port, nous tombons sur le panneau du bout de la route 3. P1280028Le panneau indique Quiaca, ville frontière entre la Bolivie et l’Argentine : d’où nous venons !, 5171 km et Buenos Aires, notre prochaine étape, 3040 km. Nous rencontrons de jolies mouettes au bec rouge P1280025et Pierre se prend pour un pingouin ! Il est mignon n’est-ce pas ?

Nous allons ensuite visiter le Parc national de la terre de feu situé un peu plus au sud d’Ushuaia,P1280017 entre l’Argentine et le Chili sur le canal de Beagle. Ce parc national gratuit est aménagé avec de nombreux chemins de randonnée bien balisés avec des passages surélevés en bois par endroit. P1280018A cause de la neige la plus part d’entre eux sont fermés, mais nous faisons une belle marche à la pointe de la baie Lapataia.

Nous commençons par la pointe de la baie : on se croirait vraiment à la fin du monde ! Puis on remonte entre les lacs et les forêts. On ne tarde pas à remarquer le saccage que font ici les castors. P1280020Ces mignonnes petites bêtes, que nous n’avonsP1280051 malheureusement pas pu voir, ont été introduites ici du Canada. Cependant ici elles n’ont pas de prédateur alors elles se reproduisent en toute sérénité et elle dévaste toute la forêt et font des barrages partout dans les rivières et les lacs. Nous sommes étonnés de voir la taille des arbres auxquels elles s’attaquent !P1280057P1280066

Au bord du lac noir, nous découvrons une flore très spéciale : elle est constituée de mousses vertes, orange et violettes.

Dans le parc nous avons fait de jolies rencontres.

Un couple d’oiseau de la famille du canard que l’on avait déjà aperçu de loin en voyageant en bus. P1280079Ils semblent inséparables et se déplacer uniquement en couple.

P1280059Un renard qui semble indifférent à notre présence.

Un joli martin pécheur que nous pouvons approcher à deux mètres.

Une colonie de lapins qui gambade joyeusement dans la forêt.

Nous apprécions vraiment les parcs nationaux et P1280069surtout leurs bienfaits sur la préservation de la nature et la proximité que nous pouvons y avoir avec les animaux qui peuvent vivre ici en paix.

Par pierreli
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En résumé

Où en sommes nous :
En Suisse à Neuchâtel

ItinéraireTrajets parcourus :

          - en avion : 56 114 km

          - en train : 27 582 km

          - en bus : 23 873 km

          - en voiture/moto : 9 606 km

          - en bateau : 3 652 km
          - à pied : 1 820 km
          - à vélo/tuktuk : 631 km

 
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