Nous partons faire une petite virée en montagne d’environ deux semaines sur la route du sanctuaire des Annapurna et là nous n’emportons pas l’ordinateur, alors nous vous embrassons et à bientôt.
Nous partons faire une petite virée en montagne d’environ deux semaines sur la route du sanctuaire des Annapurna et là nous n’emportons pas l’ordinateur, alors nous vous embrassons et à bientôt.
Après un départ chaotique de Macao (2 ou 3 bus nous ont snobés car ils étaient trop pleins, mais pour nous,
l’heure tournait), nous voici parti pour Bangkok avec AirAsia. Arrivé en Thaïlande, nous avons profité d’un bon restaurant thaï pour attendre notre vol pour New Delhi (un bon repas ca fait du
bien).
Nous sommes arrivés en Inde vers minuit et notre vol pour Kathmandu était à 7h30. Nous nous sommes retrouvés au milieu de nombreux français dans la même situation. La nuit a été rude sur les sièges durs de l’aéroport et bercés par les annonces incessantes de départ d’avion.
1. Devinez quel est
le prix d’un kilogramme de crapauds vivants ?
Indice : "les filles, c’est pas chère le crapaud !"
2. Après plus de 2 mois de voyage, et la Chine aidant, nous avons perdu du poids. Devinez combien de kilogramme avons-nous perdu chacun ?
Indice : Pierre a perdu plus qu’Eli.
3. Où est Eli sur la photo ?
Indice : ça vous permettra d’admirer le paysage de près !
Notre bilan est bivalent :
Les paysages et les espaces naturels sont magnifiques et beaucoup de zones rurales restent vierges de l’activité touristique et sont magnifiques à découvrir.
Les monuments sont pharaoniques et profitent du grand savoir faire artisanal pour leur conservation : ils méritent le détour.
Nous avons été impressionnés par les savoirs faires artisanaux millénaires qu’ils manient encore aujourd’hui avec beaucoup de talents : poterie, faïence et cloisonnage, orfèvrerie, travail du jade et du bois.
Les chinois sont accueillants, serviables (tout ceux que nous avons rencontré ont essayé de nous comprendre et de nous aider même s’ils ne parlaient pas anglais), curieux (de nous et de nos nouveautés comme le camelback) et voir flattés qu’on leur parle quelques mots de mandarin, qu’on leur montre nos mini-album photos ou d’être dans le même wagon que nous.
Cependant certains chinois travaillant dans le tourisme nous voient comme des portemonnaies sur pattes à démarcher sans cesse et si possible à pomper au maximum !
Nous avons eu du mal avec l’hygiène : marché de viande à ciel ouvert, toffu grillé ayant une odeur indescriptible, jeune enfant ayant la culotte et le pantalon ouvert à l’entrejambes pour pouvoir déjecter immédiatement en tout lieu (comme sur un papier journal sous la table d’un restaurant),…
La pollution atmosphérique et sonore est parfois exaspérante. En chine, on peut rouler sans feux, avec un véhicule en piteux état, à contre sens, mais pas sans clackson.
Nous avons été choqué par les inégalités entre les chinois : du extrêmement pauvre au très riche étalant sa richesse et dédaignant les autres.
Coté transport :
Le train est un bon moyen de transport : économique, fonctionnel mais pas toujours à l’heure.
Un trajet en bus est aussi un moment inoubliable, ce ne sont pas simplement des conducteurs mais des pilotes ! Nous n’avons vu aucun accident grave et on se demande pourquoi ? C’est peut-être grâce à leur bonne appréciation des distances et la faible vitesse des déplacements (environ 40km/h).
Et enfin merci à François et Dudan pour votre accueil et vos conseils qui nous ont été très utiles.
Province de Chine à part, Macao était une ancienne colonie portugaise qui a été
cédée au chinois juste après Hong Kong. Cette ville est partagée entre deux mondes : les casinos et un bout du Portugal échoué en Asie.
Nous dormons dans l’un des hôtel les moins cher de Macao : assez délabré et pas très hygiénique mais très bien situé.
En
première partie de la journée, nous avons visité la partie historique de la ville.
Avant de léguer la colonie aux chinois, les portugais ont
rénové tous les monuments et une vingtaine d’entre eux (en majorité des églises) sont classés à l’UNESCO. Les rues sont magnifiques : pavées en blanc avec des motifs noirs en
mosaïque.
Après
deux mois et demi, nous voici dans une église, l’église Saint Antoine.
Ça fait
du bien de se sentir dans un atmosphère comme familier et sentir l’odeur de l’encens. Nous avons continué par la visite de l’église Saint Paul, puis Saint Dominique, la cathédrale, Saint Joseph,
Saint Laurent, … pour finir sur l’île de Coloane par l’église Saint François-Xavier.
Magnifique petite église donnant sur l’océan et où il y avait, dans la sacristie, la vie de Saint François-Xavier retracée : ses voyages, ses points d’évangélisation,… Grosse pensée pour notre filleul.
Nous avons ensuite mangé de très bons plats sur la place de l’église, puis nous
sommes allés au casino : le Venetian. Décors somptueux à l’intérieur comme à l’extérieur ; il y a même à l’intérieur les canaux de Venise reproduits. Nous avons été surpris, voir même
un peu écœuré de la richesse énorme étalée et gaspillée par la majorité des joueurs.
Nous
avons bloqué sur l’un d’entre eux de notre âge, qui en ouvrant son porte feuille fit apparaitre sept cartes gold de trois banques différentes !
Pour rejoindre Macao de Yangshuo, le plus rapide moyen de transport est le bus de nuit. Nous avons pris un bus assez récent avec à la place des deux rangées de deux sièges classiques, le bus possède trois rangées de lits superposés. Nous étions tous les deux en bas avec un lit d’environ 160x50cm. C’est dur de dormir dedans surtout avec la conduite sportive chinoise et les nids d’éléphants dans la route. C’est quand même une bonne expérience.
Soleil + plage + magnifiques paysages = baignade.
Ce matin nous voilà partis en tandem avec en poche le nom d’une plage (en chinois) secrète réservée aux locaux. Par dichotomie, nous avons atteint une magnifique plage où, ce jour-ci, les seuls baigneurs étaient des canards blancs. L’eau de la rivière Li était très fraiche mais nous ne nous sommes pas dégonflés !
Départ en bus (prix du trajet 80c€/pers) jusqu’au village de Yangdi. La route est très poussiéreuse et accidentée avec des arrêts incessants pour faire monter et
descendre des voyageurs en cours de route.
Une heure après, nous voici au bord de la rivière, un flot de rabatteurs s’abat sur nous
pour nous proposer la descente de la rivière en bambou boat (bateau en bambou ; le
deuxième mot anglophone connu après Hello : "hello, bambou boat, hello, bambou boat" en boucle) mais nous avions décidé de la faire à pied. Seul hic, le parcours à pied commence de l’autre
coté de la rive.
Eli négocie la traversée à 50c€/pers, bon prix mais proportionnellement énorme par rapport au prix du bus : l’autre rive est à 30m. Malgré l’accord sur le prix,
la rabatteuse nous ignore quelques minutes plus tard. On rejoint alors un peu plus bas une navette qui fait l’aller retour entre les deux rives. Arrivé à bord, le
commandant nous demande 1,6€/pers pour la traversée, prix totalement aberrant car les
paysans qui étaient avec nous transportaient poules, sacs de riz,… et pour sûre, eux ne paient pas ce prix là ! En sortant du bateau, trois israéliens nous abordent et on part à cinq pour
négocier la traversée sur un autre bateau :
prix final 40c€/p
avec récupération un peu plus bas pour une deuxième traversé au même prix. On ne le reverra jamais, heureusement on avait payé que la première traversée.
La ballade commence au milieu des champs le long de la rivière, le tout entouré des fameux pains de sucre. Le
soleil tape dur et le paysage
autour de la rivière est très aride. Pour se rafraichir
des " water buffalos" se baignent dans la rivière dans ce paysage reposant. Le long du trajet on croise des villages coupés du monde où les villageois voient rarement passer des touristes à pied.
On traverse des champs de clémentiniers, de coings…. Le long de ce chemin paisible, Pierre qui était en tête du groupe à ce moment fait un bond à la rencontre d’un serpent aussi surpris et apeuré
que lui, les deux détalent à toute allure !
D’après le routard, la ballade fait une dizaine de kilomètres mais après trois bonnes heures de marche on ne voyait pas le bout. Dans un village, un batelier nous propose de finir le trajet en bambou-boat. Très agréable cette ballade en bateau à raz de l’eau après ces heures de marche. Une heure après nous voici arrivé à la fin de la ballade et pour seulement 1€ par personne : à rien n’y comprendre….
Juste avant de reprendre le bus pour rentrer, on prend la photo mythique présente sur le billet de 20 Yuans ; plutôt agréable cette journée.
chemin, nous avons rencontré une chinoise qui nous a guidés dans les chemins serpentant la
plaine.
plantations de clémentiniers. Heureusement qu’il y avait des habitations de temps en temps
pour nous indiquer le chemin. Après une dizaine de kilomètres de chemins abrupts et non stabilisés, nous surplombons la vallée verte et riche de plantations. La balade fut éprouvante mais on fut
largement récompensé de nos efforts !
Vive la "panda card" ! Créée suite au tremblement de terre de décembre 2008, cette carte permet d’aller gratuitement dans les 11 sites qui sont considérés comme
étant les plus touchés par le tremblement de terre et le tourisme. Cette carte nous a été offerte par notre auberge. Tous les sites et musées que nous avons visités dans la région
étaient donc accessible avec cette carte. Et oui car ici tout est payant, même d’aller
dans la montagne !
Le Mont Tiantai haute de 1140m est située dans la province du Zhejiang à 3h de bus de Chegdu.
Le voyage était une vraie activité en soit ! Paysages magnifiques et conduite très sportive de notre
chauffeur (Eli n’a toujours pas été malade, c’est un miracle !).
Nous avons passé un moment superbe en se baladant le long des rivières et dizaines de cascades
qui dévalent la montagne.
Les paysages étaient vraiment magnifiques et dans un coin si reculé nous étions seuls. Cette montagne n’est indiquée ni par le routard, ni par le lonely planet, et
pourtant elle vaut vraiment le détour. Notre seul regret est de n’avoir pas pu rester plus longtemps (car demain il nous faut partir pour Yangshuo).
Ce musée très moderne rassemble des objets archéologiques trouvés lors de fouilles et qui datent d’environ 1000 ans avant JC. Les peuplades qui vivaient ici à cette époque fabriquaient et utilisaient des objets en bronze, jade et or. Leur civilisation était déjà très évoluée et en certains points assez comparable à la civilisation Egyptienne à la même époque, sans pour autant avoir communiqué leur savoir faire.
La pièce principale du musée est un disque en or de 0,02mm d’épaisseur. Est présent au centre de cet objet un soleil et en périphérie quatre oiseaux disposés de façon équidistantes. Cet objet montre leurs connaissances en mathématiques et un savoir-faire évolué en orfèvrerie.
Ce musée très interactif possède aussi un cinéma 4D où est reconstituée la vie des hommes à cette époque. Le film et les effets sur les spectateurs sont prenants (pluie, neige, vent, siège qui vibre, impression de serpent qui mord les fesses,…).
Aujourd’hui, nous avons visité une partie de l’immense système d’irrigation et de régulation de la rivière Yangtze à Dujiangyan.
Cette rivière torrentielle et aux flots souvent inégaux créait des ravages (inondations ou assèchements) dans la plaine environnante. Li Bing, au IIIème siècle avant JC transforma complètement la rivière en 5 ou 6 rivières, mis en place des barrages (qui a l’époque étaient en pierre encerclée par du bambou) sur chacune d’elle et creusa des passages à des niveaux différents entre chaque rivière. Ainsi le débit peut-être ralenti et le niveau peut monter et envahir les zones choisies. Parfait pour l’une des région qui est le potager et le verger de la Chine.
Nous avons mangé dans un "restaurant" (garage aménagé) dont les gestionnaires étaient honorés de nous avoir à leur table. Au menu, légumes, que nous avions choisis dans des paniers, cuits dans un bouillon hyper épicé. Heureusement qu’il y avait du riz pour éponger !
Puis balade dans la montagne pour apprécier le site d’en haut.
Petit cadeau pour le goûter : une barbe à papa !
Pour la plus grande joie d’Eli, aujourd’hui on a rendu visite aux gros ours en peluche ! A une quinzaine de kilomètres de Chengdu, a été montée la base de reproduction des pandas géants. Le parc en compte une centaine pour seulement un millier qui restent encore sur terre. Ces petites bêtes pouvant aller jusqu’à 125 kg mangent jusqu’à 20kg de bambou par jour. Ils ont une technique bien rodée pour le manger : d’abord ils effeuillent la tige pour rassembler toutes les feuilles en un gros sandwich. Ils dévorent ce sandwich avant de s’attaquer aux tiges. Après cela ils vont se reposer : c’est fatiguant de chasser le bambou (préalablement coupé et placé devant eux par les soigneurs !) !
Il est hallucinant d’apprendre qu’à la naissance, le bébé panda fait un millième du poids de sa mère : une crevette de 100g à coté de la maman panda !
Nous avons vu plein de pandas : du bébé au gros adulte. Nous avons même vu son cousin le panda rouge. Ils sont très mignons et font vraiment figure d’ours en peluche !
Eli a profité des quelques heures sur place pour les cribler de photos ! Elle n’a pas pu faire un câlin à un panda vu le prix exorbitant : elle peut en faire à volonté à son gros panda (qui a bien maigri d’ailleurs)!
Voici la légende chinoise qui explique les taches noires des pandas : "Autrefois, les pandas étaient complètement blancs, mais un jour où l’un des leur mourut, ils trempèrent les mains dans de la cendre en signe de deuil. En pleurant, ils se frottèrent les yeux pour essuyer leurs larmes, se consolèrent en entourant leurs bras autour d'eux et se bouchèrent les oreilles pour ne pas entendre les pleurs. Et ces taches de cendre sont restées sur leur fourrure." : oh que c’est mignon !